Autopartage : ce que révèle la nouvelle étude de l’ADEME

Dans la 5ème édition de sa grande enquête nationale sur l’autopartage, l’ADEME met en lumière…

L’ADEME a publié la 5e édition de son enquête nationale sur l’autopartage. Verdict sans appel : ce service s’impose comme une solution efficace pour réduire les coûts et réduire la dépendance à la voiture individuelle tout en maintenant, voire en améliorant, l’accès à la mobilité pour tous les publics et sur l’ensemble des territoires.

Chaque véhicule partagé remplace entre 5 et 7 voitures individuelles et un utilisateur peut économiser jusqu’à 1 000€ par an.

Citiz au coeur de l’étude

L’enquête repose sur 7023 réponses d’usagers, collectées via 24 opérateurs d’autopartage fin 2025.
👉75% des répondants sont utilisateurs de Citiz ! Un chiffre qui confirme le rôle majeur du réseau dans le développement de l’autopartage en France.

Pourquoi l’autopartage séduit autant ?

💸Des économies concrètes : c’est la première motivation à l’utilisation du service. Pour des personnes qui utilisent peu une voiture, avoir recours à l’autopartage plutôt que d’acheter sa voiture permet de réaliser jusqu’à 1000€ d’économies d’après l’enquête.

✅ Moins de contraintes : les utilisateurs mettent aussi en avant la fin des soucis de stationnement, l’absence de frais d’entretien et d’assurance.

Un impact massif sur la ville et les mobilité

Les bénéfices ne sont pas seulement individuels : ils transforment aussi les territoires, comme mentionnés dans le Livre blanc de l’autopartage du Réseau Citiz :

🚗 remplace 5 à 7 voitures individuelles
🅿️libère jusqu’à 2 places de stationnement sur la voirie publique – un enjeu crucial dans des villes où l’espace se raréfie
📉évite jusqu’à 48 000 kilomètres parcourus en voiture individuelle, reportés vers les transports publics, le train et le vélo
👉à l’échelle d’un usager, cela représente jusqu’à 2 000 km en moins par an

Au-delà des gains économiques et environnementaux, l’autopartage joue aussi un rôle social :

  • il permet d’accéder à une voiture sans en posséder
  • il facilite les déplacements du quotidien
  • il aide à lutter contre l’isolement

Moins de voitures… jusqu’à s’en passer

L’effet le plus marquant concerne la possession de voiture :

👉 2 utilisateurs sur 3 se sont séparés d’un véhicule après leur inscription
👉 Pour la moitié d’entre eux, c’est directement grâce à l’autopartage

L’autopartage en boucle – c’est à dire où l’on ramène le véhicule à la station et qui est le cœur de métier de Citiz – est celui qui génère le plus de démotorisation d’après l’enquête.

Une pratique en pleine expansion

Le secteur continue de croître, avec +10 % de nouveaux inscrits chaque année.

Et surtout, le profil des usagers évolue :

  • moins urbain qu’avant
  • plus diversifié socialement
  • en développement dans les petites villes

👉 L’autopartage n’est plus une niche : il devient une solution de mobilité accessible au plus grand nombre.

L’étude identifie deux leviers essentiels pour accélérer le développement de l’autopartage :

📍 Rendre l’offre plus visible et plus proche, notamment hors des centres-villes
🚲 Développer des politiques de mobilité cohérentes, combinant autopartage, transports en commun et vélo, et régulant l’usage de la voiture indivuelle

Autre enseignement : près d’un usager sur deux pratique aussi le covoiturage.
👉 Les Français combinent de plus en plus les solutions selon leurs besoins.

5 millions d’utilisateurs demain !

L’étude montre que l’autopartage change d’échelle :

  • 59 % des conducteurs français connaissent désormais le service
  • 3,5 à 4 millions de Français sont identifiés comme usagers potentiels : ce sont des conducteurs dont les pratiques de mobilité (usage faible de la voiture, recours régulier à d’autres modes, prédispositions à utiliser l’autopartage) et les intentions déclarées traduisent une probabilité réelle de pratiquer l’autopartage

👉 Avec le million d’utilisateurs actuels, cela représente jusqu’à 5 millions d’usagers potentiels, soit près de 12 % des conducteurs.

Comme le résume Mathieu Chassignet, ingénieur de l’ADEME coordinateur de l’étude : « L’autopartage, c’est une solution d’équilibre entre réduction de la possession automobile et maintien d’un accès ponctuel à la voiture ».

Moins posséder, mais mieux utiliser : une évolution en marche ! Reste à lever les derniers freins : visibilité, accessibilité et coût.

Extrait de l’enquête nationale sur l’autopartage réalisée par l’ADEME : « L’autopartage constitue une solution pertinente et complémentaire aux autres mobilités alternatives pour répondre à une double exigence : réduire la dépendance à la voiture individuelle tout en maintenant, voire en améliorant, l’accès à la mobilité pour tous les publics et sur l’ensemble des territoires. En facilitant les reports vers les modes les plus vertueux, en incitant à la démotorisation (le fait de se séparer d’une voiture) et en favorisant la mutualisation des véhicules, l’autopartage s’inscrit pleinement dans les objectifs de sobriété et de justice sociale portés par l’ADEME et ses partenaires institutionnels. Il représente également une réponse concrète aux défis posés par la densification urbaine, la raréfaction de l’espace public, et la volatilité des prix des énergies fossiles, qui accentue les contraintes économiques des ménages. »

Lien vers l’enquête de l’ADEME avec le bureau d’études 6t